Et puis il y a eu Noël...
La "cause" des crèches a enflammé les nerfs des réseaux.
Et puis a surgi une autre "cause", venue comme à point nommé quand les exaltations gazaouis commençaient à s'estomper. Hop, une traversée d'est en ouest et nous voici une nouvelle fois remontés comme des montres qui ne donnent plus l'heure, comme des montres qui montrent.
Et derrière ces embrasements qui ne mettent le feu qu'à de la paille, la poutre des mouvements profonds continue à se moisir, qui va dessiner notre vie, notre pays, notre avenir sans nous.
La folie absolue du "dépeuplement", "dépeuplement" : terme si révélateur laché comme par hasard, qui dit de quoi il s'agit vraiment, depuis maintenant 7 mois, 7 mois !!! comme la vérité de la langue qui s'impose en dépit des effets de manche de la propagande sanitaire et de tout son fatras de dépréciation des actions véhiculé par la presse collabo régionale, pointant les "méchants" agriculteurs qui osent résister et leur adjoignant les cris scandalisés des végétariens néopuritains qui sont , texto : "contre l'élevage" ou les hoquets des pavillonnaires de banlieue retraités, choqués par les "dégâts" ..."Et qui va payer ??? Et ils reçoivent des indemnités !!!! Et ils emmènent leurs bêtes à l'abattoir de toute façon " etc...
Et dans cette condamnation à l'insignifiance, fruit de l'effacement ssystématique de l'objet des passions, fruit de la force amnésique des tendances, où, l'essentiel étant de hisser un drapeau, peu importe que celui-ci puisse être troqué en moins de deux contre un autre plus frais mais portant les mêmes opprobres scandalisées anti-quelque chose, l'horizon est vidé, lentement mais sûrement, petit à petit, de tout ce qui n'est pas le bruit de l'informationnalite qui nous a tous atteints.
Vidé de régions entières, certaines déjà dépeuplées au point d'être pudiquement nommées "déserts", toujours objets du dédain historique, du mépris citadin pour la bouse et ses environnements.
Vidé, de ses fermes, c'est à dire de la population qui continue de faire vivre ces régions, de leur donner leur sens et de maintenir vivante leur histoire. Vidé des animaux qui accompagnent l'homme dans son existence depuis des dizaines de milliers d'années, effacés, écrasés par le conditionnement idéologique du globalisme qui a transformé tout l'Occident en une horde de pleureuses et d'incontinents émotionnels illettrés.
Vidé au nom d'on ne sait quel impératif sanitaire aberrant par quelque démiurge cachant derrière sa frénésie vaccinale son projet eugéniste et sa psychose hygiéniste, vidé de toute la vie qui lui reste, des connaissances que ceux qui vivent encore sur place savent encore mettre en pratique, de l'idée que l'alimentation est avant tout une affaire de sens et non de calories.
Mais c'est fait, dans cette banalisation du mal qui est son tempo aplati quotidien mais qui ne demeure, comme elle se doit, chargée émotionnellement qu'à être renouvelée sans cesse, l'horreur des abattages, l'horreur de leur condition, l'effroi face au nombre des carcasses, l'évidente dinguerie de ces mesures et les coincidences à tout le moins surprenantes avec des projets globalistes, cèdent au pouvoir de renouvellement des plaisirs macabres et des offuscations et aux admonestations bien pensantes martelées par les médias contre les résistances.
Donc, une fois de plus, on a changé son fusil d'épaule pour embrasser la cause la plus fraîche, délaissant ce qui se passe dans l'Hexagone et qui va pourtant, c'est une évidence, si le "protocole" se poursuit, et après sept mois où son inefficacité aveuglante, sa gratuité malfaisante ne sont toujours pas mises en cause, on voit mal ce qui peut l'interrompre, changer absolument sur le moyen terme toute la distribution des paysages, des populations, des savoir-faire au nom d'un fantasme d'alimentation centralisée et uniformisée globales mortifères auquel seront vendus les débris d'une culture millénaire et de sa configuration des liens et des paysages qui sont la France... (et l'Europe agricole )
Est-ce bien ce que nous voulons ?
Ce monde-du-pouvoir-là qui décide, élimine, censure, détruit, qui n'a devant les yeux que le carnet de route d'un réaménagement et d'une maîtrise totale, habillés avec les atours scientistes ou néopuritains les plus mensongers.
Est-ce dans un monde comme celui-ci que nous souhaitons vivre ?
EG