2.23.2026

A la mémoire du Politique

 

 
En premier lieu,  et au risque de troubler quelque peu l'harmonie des offuscations, on peut commencer par regarder en amont et tenter de considérer l'aspect apparemment exceptionnel et monstrueux de ce meurtre dans un contexte historique élargi de recours à la violence comme manifestation régulatrice et, disons le, normale de toute dissension.
Le travail de Robert Muchembled "Une histoire de la violence " nous replace dans des pratiques habituelles, extrêmement fréquentes, considérées comme répréhensible mais quasiment incontournables, a fortiori pour les jeunes hommes, toujours organisés en bandes et voulant en découdre dans une fièvre de testostérone et d'adrenaline, avec les groupes de jeunes mâles des villages et bourgs voisins : mise en avant de leur virilité, place au sein du groupe, courage, protection des accès aux femmes, rôle de cadrage coutumier dévolu à ces groupes dans la vie sociale locale. 
Le terme "violence" lui-même n'est apparu qu'au début du XIIième siècle, dérivant du latin "vis", désignant la "force", ou la "vigueur" exhibées par un individu au "caractère emporté" et brutal, et il a fallu toutes les manoeuvres idéologiques de l'Eglise pour convaincre les détenteurs du pouvoir qu'attenter à la vie de qui que ce soit dans un autre contexte que celui de la guerre était répréhensible aux yeux de Dieu et donc à ceux des clercs.
Il nous signale aussi ce recours, souvent meurtrier, comme banal dans la résolution de nombreux conflits internes à la collectivité villageoise et une relative indulgence de la justice dans les peines face à ce qui pouvait se représenter comme un "moment" naturel dans l'histoire individuelle, qui, comme la jeunesse, finirait par passer.
On peut par contre relever comme spécifique, strictement contemporain, et apparemment devenu d'usage courant, le mode d'exécution  en vigueur, l'absence de codes de cadrage  moral de la lutte,  ce qui se donne à voir de la psyché des meurtriers dans ce qui est tout sauf un combat honorable et la confrontation de forces qui se devraient, pour être  "de bonne guerre",  d'être au moins un peu égales.
 
Même si les années d'après-guerre et leur tentative d'apporter, par la création d'institutions supposées "au-dessus" des tensions partisanes, nationales, et habilitées à les juger et les condamner,  une sorte d'apaisement global, consensuel et humaniste aux manifestations destructives des regroupements humains, ont pu laisser croire qu'en tant qu'espèce nous pouvions, dans la droite ligne d'un accès à la modernité et à son progrés, soutenu par l'apogée du consumérisme, devenu source du Bonheur des années d'après-guerre, imaginer pouvoir venir "une fois pour toutes" à bout de ces fâcheuses prédilections à nous foutre sur la gueule comme manière efficace d'affirmer à la fois nos territoires et notre bon droit d'exister, il suffit, à la fois dans le contexte de la violence d'état, supposée seule légitime, et dans celui des faits divers,  d'observer l'incapacité ontologique qui nous caractérise d'advenir sans devoir éliminer ce qui se pose comme "autre":  voisin de palier, passant, pays ou membre d'un groupement politique ou religieux, pour constater à quel point cette question de la violence nous accompagne comme une béance grande ouverte et sans réponse.
Nous devons garder à l'esprit que la "libération" des Lumières et la Révolution, sont entâchées de centaines de milliers d' "autres" étant devenus des parasites, des souillures à éradiquer afin de conquérir une sorte de pureté  collective, proche de la rédemption mais qui ne pouvait pas s'effectuer autrement que dans un nettoyage  collectif sanguinaire alors parfaitement légitimé par le discours dominant.
Les impasses, les difficultés insolvables de la Démocratie résident dans la relative fluidité, structurelle,  de sa "tolérance" à permettre à chacun, personne civile ou groupe, d'avoir son propre point de vue sur les tenants et les aboutissants de cette même Démocratie, fusse au prix de la remise en cause de son existence elle-même, et de pouvoir ainsi faire cohabiter des vues entièrement opposées, ou surtout supposées l'être, en devant, a priori, respecter, dans le cadre de leur légalité, tous les points de vue.
La Démocratie part, à tort ou à raison, du principe que dans le cadre de la légalité qui lui est octroyée, tout point de vue peut se "défendre",  s'argumenter, autrement dit prendre son propre poids dans le contexte de faits exposés, de développements logiques, de la pratique de la bienheureuse "raison" qui a été un des piliers de son instauration.
Par contre, tout le dispositif de cette sorte de confiance en les capacités rationnelles, donc analytiques et évolutives, de ce que notre système constitutionnel a instauré sous la forme de la représentativité parlementaire, implique que autour de ces divers exercices de la liberté de pensée, les dominant, soit implicite le recours à quelque chose comme "la vérité ", c'est à dire une sorte de territoire transcendant vers lequel chaque argument, chaque décision tendrait.
Soit implicite le fait que dans son extrême fragilité face au discours, la "réalité" puisse être prise comme une sorte d'objectif mutuel à atteindre, quels que soient les mises en cause, les éléments ignobles qu'elle puisse révéler.
On attend, dans un cadre démocratique, que chaque posture puisse se modifier, se questionner sous l'emprise des faits.
Il est assez révélateur de la pathologie collective institutionnelle actuelle et de ses tendances paranoïdes, qu'aucun édile, qu'aucun sbire médiatique n'ait jamais pris le temps de revenir sur ses propos lorsque ceux-ci se sont avérés fallacieux, de les commenter avec le recul nécessaire, voire de s'en excuser publiquement. 
Il est assez révélateur que l'exercice du pouvoir qui leur est conféré porte en lui une incapacité à l'amendement, une forme d'impunité contre les erreurs fatales, sans prendre en compte et en acte un droit à l'erreur et le devoir de sa reconnaissance, une capacité à faire face à ses concitoyens, qui nourrissent ce même pouvoir, afin de s'expliquer, de les prendre pour autre chose qu'une sorte de public échauffé à qui sont jetés quelque os en pâture et avec qui le mensonge et la manipulation des affects sont la forme d'échange devenue la régle d'or.
On connait l'usage des grands procès publics du Stalinisme, où chaque accusé avant d'être jugé et condamné, se devait de faire son auto-critique, d'exposer ses erreurs face aux dogmes d'acier de l'idéologie.
L'absence totale de temps d'amendements dans le contexte parlementaire montre que les élus sont, tous, assis sur les bancs du tribunal et jamais sur ceux des accusés.
Cette sorte de privilège, qu'on sent grésiller dans l'air avec ses trainées de violence verbale, de mépris, de hurlements, de mauvaise foi patente, et qui bétonne toute possibilité  d'approfondissement et de perlaboration collective pour transformer le "débat" politique en une suite d'insultes, de négations, d'accusations, montre à qui veut bien regarder de plus près, à quel point cette violence, mentionnée plus haut, est en grande partie le fruit d'un climat politique exhangue, où les élus sont proprement incapables d'échapper à la dichotomie mortifère du mythe "amour vs haine", dans la pratique politique, sachant  que la mobilisation de ces deux leurres a comme seul pouvoir celui de générer, par ricochet, la substitution de toute réflexion par des assauts pulsionnels.
On constate, jour après jour, la totale indigence de ce qui justifie la plupart des postures militantes où sont alignés quelques vocables "clefs" : "fasciste, nazi, nationaliste, ultra-droite, raciste, homophobe etc.", à faire tourner en boucle, servant à la fois de détonateurs et de légitimation à toutes les formes de violence et, surtout, de justification, a priori, pour ne pas devoir PARLER.
" Je ne parle pas aux fachistes*"  qui est la forme vulgaire de l'impossibilité de tout débat, de tout exposé visible sur les plateaux où sont exhibés les "c'est pas moi c'est lui", "pourquoi parce que", tactiques stériles et épuisantes pour l'auditeur mais efficaces pour ne jamais rien DIRE.
Ce qui se montre à travers cet usage immodéré et inconditionnel de ces appellations, c'est leur fonction d'obturation du vide.
L'"ennemi" ainsi désigné bénéficie d'une complète déshumanisation, c'est à dire d'une simplification à outrance de ce qui est "su" de lui, où il n'a aucune place pour exposer, développer cette "réalité" évoquée plus haut.
On ne peut qu'être perplexe face à l'incapacité montrée si régulièrement de simplement définir, exposer ce qu'est ce "fachisme*" qu'on est supposé éliminer en éliminant ceux qui l'incarnent. 
On ne parle pas à l'ennemi, on lutte pour  l'exterminer.
On ne cherche pas à confronter des arguments, ou même à l'ignorer, on justifie sa propre existence, à la fois personnelle et sociale, dans une sorte de mission purificatrice dépositrice du Bien dont se parent toutes les luttes finales. 
Point n'est besoin de connaître, reconnaître ses postures, leur différence, pour décider, sans jamais questionner le bien fondé de ce choix, de liquider l'individu qui est supposé les incarner. 
On connaît la chanson, tous les pogroms ont été accomplis sur des fantasmes de l'autre et sur sa qualification faisant office de savoir sur lui.
Que cet "antifascisme" pense pouvoir se définir lui-même en faisant usage des mythes de la haine et de l'amour permet de localiser la place de son discours comme absolument extra-politique. 
La haine du "fasciste" accole ces deux termes comme deux évidences interchangeables, comme surtout, un lieu, un sanctuaire pour pouvoir exprimer ce que chacun de ses praticiens a de destructeur en lui sans devoir le justifier, ni à l'autre ni à lui-même.
Des "évidences", comme l'antisémitisme a pu être une évidence, une sorte de seconde nature pour tous ceux qui ont pratiqué ou ordonné les exterminations.
"Il est probable que la haine de l'ennemi ne soit pas seulement le produit du vide mais qu'elle construise le vide. Il est probable que haïr et craindre soient des activités qui épuisent les ressources individuelles et rétrécissent l'horizon du terrain psychologique à tel point que chacun s'éprouve lui-même comme vide.
Se définir soi-même comme ce qu'on n'est pas ( Juif, fasciste, raciste etc.) est une stratégie qui  conduit inévitablement à un sentiment d'absence de soi-même."**
Les hurlements de l'hémicycle, les rôles pré-établis, les réponses données avant que les questions ne soient posées,  les postures toutes de l'ordre du radicalisme  progressiste sur des sujets hautement éthiques et sociétaux qui assimilent tout "changement" à un progrés, comme elles assument tout questionnement des bienfaits  ou des buts de ces changements comme fruits de la "réaction" et de "l'extrême-droite", désignée sans jamais avoir à être qualifiée, ont dans les vingt dernières années fait fleurir ces slogans mortifères comme équivalents d'une pensée politique unique, tout comme ils ont promu certains nervis illettrés comme représentants du "peuple", c'est à dire du "bon" peuple, de ceux qui pensent bien et qui ne questionnent pas.
Tous les autres, les "fachistes" étant comme le proclame un certain tweet, à éliminer,  dans une terreur à côté de laquelle "la Terreur sera un jeu d'enfant". EG
 
* Bien qu'utilisé jusqu'à plus soif, pour tout sans que jamais soit possible la moindre explication sur ce qu'il EST, même l'orthographe de "fascisme" souffre d'une distortion majeure.
** Constructing the Self, constructing America " A cultural history of psychotherapy. Philip Cushman Addison Weley 1995 page 246 ( Traduction EG)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

2.19.2026

Mort par hyper-régulation

 

 

La mort par hyperrégulation.
Dans cet article, Malone évoque ce qui est une constante du système globaliste-technocratique : une dépossession complète des responsabilités des "terrains" au bénéfice de décrets, impositions, interdictions administrativo-scientistes qui bloquent toute possible initiative dans des convulsions dictatoriales.
Il s'agit du mouvement complètement intégré à la mondialisation, partant du principe que nul ne SAIT sauf à être guidé, instruit de ce savoir par l'expert. Même si l'expert est simplement un agent des multinationales en charge absolue.
Les diverses "avancées " technocratiques, dans TOUS les champs de la vie privée et professionnelle ont été des barrages radicaux à toute manifestation d'autonomie. Technologie inaccessible, rendue à travers son obsolescence, irréparable volontairement, bloquage de toute possibilité d'intervenir soi-même dans le cas de maladies connues, comme nous l'avons vu avec la monstrueuse réponse à la DNC, vol qualifié des compétences et des savoirs au profit des règles infrangibles des technocrates incompétents et dépravés.

Il est à noter que TOUTES les lois votées sont toutes des régulations supplémentaires et des entraves à la responsabilité individuelle et à la légitimité de l'expérience à la fois personnelle et collective, qui est pourtant l'essence même de la socialisation humaine. A noter aussi, que le progressif étouffement des libertés d'agir individuelles au profit d'un savoir légiférant omnipotent, ne draine pas, ne régule pas loin s'en faut les formes de violence, idéologiques ou passionnelles, bien au contraire.
En effet, quand tout de ce que l'individu est supposé pouvoir anticiper, décider, entreprendre pour lui-même ou ses proches est minimisé et contraint par une régulation schizoïde qui occupe tout l'espace du discours et s'impose comme parole de vérité alors qu'elle ne montre au quotidien, au niveau planétaire, que son vide absolu et son inefficacité contraignante, quand seul ce discours de l'expertise tend à exhiber le "bien" dans tous les domaines de votre existence alors qu'il contribue à rendre chacun malade, faible, désarmé et à qualifier cette "vulnérabilité" comme une seconde nature alors qu'il est avant tout impuissant à gouverner sa vie, comment cette même violence, sans sang ni fracture mais avec tous les atouts d'une infiltration hypertoxique des esprits et leur amoindrissement existentiel et logique, ne devrait-elle pas prendre forme dans les inter-relations quotidiennes qui peuvent facilement désigner des ennemis qui endossent les signes de cette oppression silencieuse et deviennent les cibles de ce malaise caché de la dépossession.
Les "conseils" de Malone, qui a été une des figures dans l'anti-manipulation globale du Covid sont simples : trouver, retrouver des filières vers l'autonomie, apprendre à réparer les choses et les vivants sans attendre les impératifs toxiques d'une science qui n'est plus qu'un vaste champ ouvert sur le profit obscène et la contrainte de tous par quelques-uns.

C'est sur la progressive conviction que ce qui se sait et se transmet ne peut l'être que donné par un supposé-savoir tout-puissant et tout-sachant, que tout, de l'éducation à la nourriture, des soins aux pratiques, des capacités d'autonomie aux heures de sommeil, du nombre de pas par jour, aux pratiques sexuelles et aux conduites de recyclage, ne POUVAIT se décider qu'en dehors des vies mêmes supposées les mettre en pratique que s'appuie ce délitement de tout sens moral commun.
Partir de la certitude qu'ailleurs, dans le monde clos de la vie politique ou dans celui, qui la soutient, la corrompt, la dirige, des intérêts financiers et du superprofit résident une forme de "vérité" légitimée qui serait à ingurgiter comme une parole divine, remplacement du discours religieux, tout aussi absurde et anéantissant, montre ses effets sur le peu de recul et de critique de la manipulation globale, du mensonge érigé en argument définitif qui transforme tout fait, tout échange en une scène de meurtre sans pouvoir dire un seul mot qui éclaire le besoin de cette violence comme mode d'être.
La violence première est dans la complète DÉPOSSESSION de nous-mêmes et dans la reclusion dans des intervenants ouvrant leur bouche sur nos esprits et pensant à leur place, devenue évidente, naturelle, mode imposé de nous dire et de croire nous connaître.
EG

1.04.2026

Et puis il y a eu Noël ...

 Blondes d'Aquitaine

 

 

 

Et puis il y a eu Noël...

La "cause" des crèches a enflammé les nerfs des réseaux.
Et puis a surgi une autre "cause", venue comme à point nommé quand les exaltations gazaouis commençaient à s'estomper. Hop, une traversée d'est en ouest et nous voici une nouvelle fois remontés comme des montres qui ne donnent plus l'heure, comme des montres qui montrent.
Et derrière ces embrasements qui ne mettent le feu qu'à de la paille, la poutre des mouvements profonds continue à se moisir, qui va dessiner notre vie, notre pays, notre avenir sans nous.
La folie absolue du "dépeuplement", "dépeuplement" : terme si révélateur laché comme par hasard, qui dit de quoi il s'agit vraiment, depuis maintenant 7 mois, 7 mois !!! comme la vérité de la langue qui s'impose en dépit des effets de manche de la propagande sanitaire et de tout son fatras de dépréciation des actions véhiculé par la presse collabo régionale, pointant les "méchants" agriculteurs qui osent résister et leur adjoignant les cris scandalisés des végétariens néopuritains qui sont , texto : "contre l'élevage" ou les hoquets des pavillonnaires de banlieue retraités, choqués par les "dégâts" ..."Et qui va payer ??? Et ils reçoivent des indemnités !!!! Et ils emmènent leurs bêtes à l'abattoir de toute façon " etc...
Et dans cette condamnation à l'insignifiance, fruit de l'effacement ssystématique de l'objet des passions, fruit de la force amnésique des tendances, où, l'essentiel étant de hisser un drapeau, peu importe que celui-ci puisse être troqué en moins de deux contre un autre plus frais mais portant les mêmes opprobres scandalisées anti-quelque chose, l'horizon est vidé, lentement mais sûrement, petit à petit, de tout ce qui n'est pas le bruit de l'informationnalite qui nous a tous atteints.
Vidé de régions entières, certaines déjà dépeuplées au point d'être pudiquement nommées "déserts", toujours objets du dédain historique, du mépris citadin pour la bouse et ses environnements.
Vidé, de ses fermes, c'est à dire de la population qui continue de faire vivre ces régions, de leur donner leur sens et de maintenir vivante leur histoire. Vidé des animaux qui accompagnent l'homme dans son existence depuis des dizaines de milliers d'années, effacés, écrasés par le conditionnement idéologique du globalisme qui a transformé tout l'Occident en une horde de pleureuses et d'incontinents émotionnels illettrés.
Vidé au nom d'on ne sait quel impératif sanitaire aberrant par quelque démiurge cachant derrière sa frénésie vaccinale son projet eugéniste et sa psychose hygiéniste, vidé de toute la vie qui lui reste, des connaissances que ceux qui vivent encore sur place savent encore mettre en pratique, de l'idée que l'alimentation est avant tout une affaire de sens et non de calories.
Mais c'est fait, dans cette banalisation du mal qui est son tempo aplati quotidien mais qui ne demeure, comme elle se doit, chargée émotionnellement qu'à être renouvelée sans cesse, l'horreur des abattages, l'horreur de leur condition, l'effroi face au nombre des carcasses, l'évidente dinguerie de ces mesures et les coincidences à tout le moins surprenantes avec des projets globalistes, cèdent au pouvoir de renouvellement des plaisirs macabres et des offuscations et aux admonestations bien pensantes martelées par les médias contre les résistances.
Donc, une fois de plus, on a changé son fusil d'épaule pour embrasser la cause la plus fraîche, délaissant ce qui se passe dans l'Hexagone et qui va pourtant, c'est une évidence, si le "protocole" se poursuit, et après sept mois où son inefficacité aveuglante, sa gratuité malfaisante ne sont toujours pas mises en cause, on voit mal ce qui peut l'interrompre, changer absolument sur le moyen terme toute la distribution des paysages, des populations, des savoir-faire au nom d'un fantasme d'alimentation centralisée et uniformisée globales mortifères auquel seront vendus les débris d'une culture millénaire et de sa configuration des liens et des paysages qui sont la France... (et l'Europe agricole )
Est-ce bien ce que nous voulons ?
Ce monde-du-pouvoir-là qui décide, élimine, censure, détruit, qui n'a devant les yeux que le carnet de route d'un réaménagement et d'une maîtrise totale, habillés avec les atours scientistes ou néopuritains les plus mensongers.
Est-ce dans un monde comme celui-ci que nous souhaitons vivre ?
EG

12.05.2025

Agent du maussade

Agent du Maussade
Sentez-vous ? Sentez-vous comme l'air s'est raréfié ? Sentez-vous les spasmes de la frustration ? De la tension particulière à l'impuissance ? Vous sentez-vous enfermés ? Privés d'air et réduits à cette plaque d'immatriculation qui vous condamne à n'être qu'un public donnant votre avis sur des luttes qui se produisent ailleurs ?
N'étouffez-vous pas quand vous êtes réduits à être "d'extrême-droite", membre de la "fachosphère", s'il vous arrive d'écouter , par exemple, certains commentaires de Cnews, et traités de "gauchiasses" si vous doutez que Bardella puisse être à la hauteur de la tâche qui attend la succession à la décret-pitude ?
N'êtes-vous pas encore saturés de ce clivage gauche droite totalement obsolète, uniquement actif parce qu'il est sous la perfusion du système de la représentivité partisane, génératrice des pires partis-pris, des pires biais par une sorte d'emportement collectif aveugle ?
N'êtes-vous pas ulcérés par la place laissée aux passions tristes, aux affects dans ce qui existe pour les mettre à distance, les apaiser et qui se nomme le Politique ?
Quand vous vous êtes confiés, corps et surtout âme, à tel candidat, que vous l'avez choisi parce que vous "l'aimez", comment pouvez-vous apprécier, une fois qu'il est au pouvoir, ses trahisons, ses manipulations, ses excès, ses incompétences autrement qu'en vous trahissant vous-mêmes ?
Ne choisissez pas celui-ci ou celle-là en pensant à une sorte de familiarité, de chaleur, voire, en ce moment, de salut quasi miraculeux, en l'appelant par son prénom comme si c'était un proche : un candidat est un mandaté par vous, pas l'inverse, pas un héros, pas un dieu, pas un frère.
Ne soyez-pas des fanatiques, ne soyez-pas un public, soyez des acteurs.
Prêts à accorder à TOUS, si ils défendent des prises de décision rationnelles, objectives, intelligentes, sur telle ou telle question précise, votre appui, quelle que soit leur obédiance.
N'avez-vous pas conscience des manipulations qui vous font vous enflammer pour des "causes" qui ont le seul mérite de désigner un Autre haïssable et surtout inconnaissable ?
Etes-vous assez naïfs pour accorder à n'importe quel commentateur de n'importe quelle bord votre crédit autrement que dans cette quête nécessaire des "petites vérités" qui ne peuvent se dévoiler que dans le cadre d'une recherche et un croisement PERMANENTS d'information, ouverts à tous les courants, sans jamais devoir en suivre aucun.
Ne vous sentez-vous pas spoliés de votre capacité à ne pas "croire", à ne pas être une sorte de dévôt face à une idole entre les mains de laquelle vous déposez tout votre espoir d'accéder à un peu de raison et de vérité pour l'ensemble, pour le pays, dans cet océan de manipulation et de mensonge érigé en seul discours politique ?
Ne vous sentez-vous pas réduits à un enfantillage, observant les adultes s'engueuler au-dessus de vos têtes, vous montrant que votre réalité, votre place, au fond, ne comptent absolument pas et que seuls se jouent les enjeux de prise du pouvoir par des élites qui se sont arrogées depuis si longtemps le droit de parler en votre nom sans jamais prendre en compte ce que vous pouvez leur dire et qui se maintiennent à flot dans une arène ou RIEN de ce qu'elle décide ne prête jamais à la moindre prise de responsabilité ?
N'êtes-vous pas épuisés par les attaques quotidiennes au bon sens ?
N'êtes-vous pas enfin convaincus que ce système partisan est votre propre mort, incapable qu'il est de prendre des décisions sans recourir à une forme d'idéalisme de la lutte finale, à une glorification ou à un lynchage des individus et jamais seulement de leurs actions et à un projet abstrait pour l'humanité qui ne prend matière qu'à coup de décrets : incessants, reconduits, s'annulant les uns les autres, comme si tout devait être modifié tout le temps simplement parce que cette décret-pitude est la seule raison d'exister de ces technocrates électoralistes, locaux ou bruxellois : cadrant, régulant, ordonnant cette même humanité dont ils n'ont jamais serré la main ni déverrouillé les voies mafieuses d'accès au pouvoir ?
Ne trouvez-vous pas obscène ce déploiement de postes occupés par des instances supposées vous dire, jour après jour : comment vivre, pourquoi vivre, où et quand, et dont le fonctionnement, comme celui du colibri, ne peut s'effectuer qu'à nourrir sans répit ce syndrôme de la légifération et de guidage de tout par ceux qui ne vivent que de cette même légifération et de ce même guidage ?
Vous ne devez plus CROIRE !
Vous ne devez plus confier à un "bord", à un "candidat" votre connaissance de l'existence et votre maturité politique qui devraient vous laisser en alerte permanente face à TOUT ce qui s'offre de la mascarade électoralo-médiatique élitiste.
Vous avez été relégués, entre injure et mépris, condamnés à demeurer les fameux et tristes "idiots utiles" de Lénine*, pour toujours des enfants ne pouvant montrer votre colère que par des jets de bouse et quelques slogans, à qui des instances, mues par le carriérisme et la soif du pouvoir vont apprendre la vie.
Le pragmatisme est la seule voie possible dans un contexte où la politique se doit de reprendre son rôle de médiation : à telle question, quelle peut-être la meilleure réponse ?
Sans bain contaminé idéologique.
Evidemment au regard des incompétences incroyables de ceux qui sont sensés apporter des "solutions", comment faire pire ?
* Ecouter les "gens" qui, comme vous l'avez noté, sont toujours "les autres", écouter ceux qui savent parce qu'ils vivent la "vraie vie".
* Liquider les affreuses sangsues politiciennes, quels que soient leur niveau de toxicité, leur échelon, leur médiatisation pour trouver des réponses concrètes à la débauche de maux qui nous assaillent.
* Pouvoir déterminer si l'adéquation aux promesses électorales est trahie ou non, pouvoir évaluer les performances de TOUS les édiles, comme dans n'importe quel établissement, non pas seulement lors des élections, quand le mal est fait, mais pendant le déroulement du mandat.
* Sanctionner sans état d'âme le mensonge, l'incurie, la lâcheté démagogique et lever l'impunité.
La conquête, la reconquête si elle s'est jamais opérée, de la Démocratie, c'est le pouvoir du peuple d'employer ses représentants et de les maintenir en poste si ils le satisfont.
Vous êtes ceux qui les payent, ne l'oubliez jamais et à ce titre, comme dans n'importe quelle relation de ce type, vous êtes en droit, en dehors de la mascarade électorale, de demander des comptes sur vos investissements.
* Liquider cet appareil lourd, totalement obsoléte, centralisé et pléthorique, proliférant, de l'Assemblée nationale :
* A-t-on besoin d'individus qui siègent TOUT LE TEMPS ?
* Ce système de poste à plein temps ne se justifie-t-il pas lui-même par une débauche législative, jamais critique à l'égard des impératifs qu'elle soumet, jamais réellement évaluée sur ses capacités et sur l'efficacité de ses lois et décrets et surtout incapable de rebrousser chemin même quand son bilan est un cataclysme.
* Ne peut-on envisager un fonctionnement territorial plus "en roue libre" c'est à dire sans ce recours carcéral à l'expertise technocrate hyper-légiférante omniprésente dont le rôle est l'expertise technocrate hyper-légiférante omniprésente et rien d'autre et qui, malgré son coût, sa rigidité, malgré le fait que le joug qu'elle impose ne s'applique, sur la scène mondialiste, qu'à certains, peut se targuer, en plus, d'être totalement corrompue et inefficace ?
* Pendant que nous y sommes, même approche des autres institutions tutélaires, qui, comme le cancer, se nourrissent des cellules vivantes du grand corps national.
* L'illustration de ce point peut prendre comme exemple la longue période sans gouvernement offerte par M. : avez-vous senti que la marche des choses était ralentie ? Empêchée ?
N'est-ce pas le signe, ténu, que nous pouvons parfaitement faire tourner la machine sans cette gabegie procédurière omniprésente et centralisant, par l'intermédiaire des médias TOUTES les énergies et toutes les questions, dans une mise en spectacle permanente, devenant ainsi la seule image de la vie politique au dépend du Politique qui EST l'équilibrage des relations interpersonnelles : spectacle autogénéré, nourrissant sa propre légitimité en s'autoreproduisant à l'infini et en occupant le temps et les esprits, et qui s'impose comme évidence de ce qu'est la vie politique, sans reste, à la place de ce qui devrait concerner la VRAIE vie des Français, les moyens de développer leur créativité, leurs initiatives, leurs idées et leur résistance ?
* Travailler sur la maturité politique de chacun, son sens du devoir et du droit, neutre, impartial, critique, documenté, c'est à dire sur la disparition des illusions qui, certes, cultivent l'espoir, mais sont surtout le piège à con par excellence. EG

 

* Voir les analyses de Taguieff dans " Le nouvel âge de la bêtise", sur ces " idiots utiles" qui semblent venir d'ailleurs que de Lénine et leur place gigantesque dans le paysage politique contemporain, incarnés qu'ils sont par le pouvoir démentiel des médias. 

11.21.2025

Les politichiens aboient la caravane trépasse

 Les politichiens aboient, la caravane trépasse.

Comme tout pet lâché dans les eaux troubles du fil informationnel, la rencontre entre Zemmour et Glucksman a déjà quitté les titres.
Certainement parce que tout le monde savait déjà ce que chacun de ces politiciens allait dire, certainement aussi parce que les avis de ce même tout le monde étaient déjà tranchés et que ce qui a été exhibé était tout à fait dans l'esprit du climat politique actuel, c'est à dire uniquement un climat mais sans politique.
Bien sûr, nous avons eu les "commentaires" sur les prestations de chacun de ces gladiateurs un peu dégonflés, gros niqueurs d'ici ou d'ailleurs qui nous ont, une nouvelle fois, tout expliqué.
Mais l'ensemble de ce spectacle, au fond, si nous n'étions pas complètement abrutis par le délire, la miévrerie et la médiocrité du discours politique dont la forme hurlante, vociférante est devenue quasiment la forme normalisée, aurait dû nous alerter sur l'état de notre propre maturité politique, du niveau de nos attentes et de nos exigences, de notre conscience politique c'est à dire, c'est à dire nous amener à nous demander POUR QUI nous prennent ces types à plateau.
Pas l'un OU l'autre, pas celui-ci OU celui-là mais tous, tous qui s'autorisent à beugler sur leur ennemi-complice sans, sans du tout se poser la question de leur dignité, de leur responsabilité, de leur motivation à l'égard de ceux qui les écoutent et sont mis dans l'incapacité d'être pris suffisamment au sérieux pour qu'ils soient ceux à qui adresser la parole en utilisant l'opportunité de ce qui continue, au dépend de toute décence, de se nommer un "débat".
Après ces vociférations inaudibles, donc, les réactions passionnées des "fans" idéologisés jusqu'au trognon, qui n'ont pas encore compris, infantilisés qu'ils sont depuis les premières heures de leur carrière d'électeurs, que nous ne sommes pas dans une histoire d'amour, ni dans une guerre totale mais, encore pour un peu de temps, dans une démocratie où ce sont les capacités de fiabilité de la posture et la solidité de la mission représentative qui devraient primer sur les Zavis : écrasé, mis en PLS, mis KO... toute la batterie du lexique des arènes restant ce qui demeure du développement de l'esprit critique postulé de chaque citoyen...comme si citoyen voulait encore dire quelque chose.
Autre stigmate de cette infantilisation dont personne n'a vraiment conscience, la pratique du "commentaire" d'un journaleux quelconque, toujours grisé par sa propre voix sur les ondes, pris à son jeu de sachant rémunéré par en bas, là aussi totalement prévisible en fonction du médias où il vient gagner sa croûte et surtout, là comme l'évidence que nous, les auditeurs, le public, n'avons pas la capacité de nous faire nous même un avis sur ce que ces deux figures de l'apocalypse républicaine nous infligent.
Tout est à réécrire, à commencer par cette maladie du passionnisme qui nous empêche de garder une saine distance face à ces fonctionnaires du boniment, face à TOUS, qui n'ont plus même la volonté ni, pire, le besoin de se faire entendre pour exprimer leurs idées et leurs postures et où le mensonge est devenu la seule forme argumentative en usage.
Ce que nous souhaitons, pour ne pas presque mourir de honte face au niveau de putréfaction du débat politique, face aux postures radicalisées sans le savoir qui oscillent entre l'ignorance et la naïveté, c'est que cette masse puisse reprendre un peu de dignité et ne soit pas confinée dans les placards des sondages truqués, des taxes épuisantes, du mépris structurel, à qui, de cette sphère close et décadente, on offre sa dose de jeux pour lui faire croire qu'en hurlant avec les candidats au pouvoir sur son esprit, elle a encore une forme de liberté quand elle n'est plus qu'un public qui s'entredéchire et croit chaque jour au Père Noël partisan.EG

11.14.2025

OMNIVORES du monde entier !

 

 
Gates lance son beurre en plastique...après avoir tenté la mise sur le marché de la viande artificielle , l'éradication chimique des pets de vaches qui les rend complètement malades et les fait avorter, la poudre d'insectes (qui ne sont apparemment pas des animaux), entreprenant pour notre bien comme à son habitude, il ne "lache rien" et commence à exhiber de nouvelles solutions à la "faim dans le monde" sur le marché. 
Il possède, lui et d'autres théocrates, qui ont hâte qu'on "en finisse" plus de terres aux USA que tous les fermiers américains réunis.
Veganisme et spécisme sont des courants idéologiques qui organisent le "bien", la salvation, avec son lexique immuable de pommade anesthésiante : empathie. Compassion et tout et tout, en replaçant le rapport de l'humain à sa spécificité comme un rapport strictement "dominateur" et "destructeur"qui éclairerait seul le lien aux animaux.
Ces dernières années de propagande, effectuées dans un glissement de la protection du bien-être animal ( louable et loin d'être respectée), à la culpabilisation du " genre humain" qui, en consommant de la viande ferait acte de cruauté.
Même terrain moralisateur-culpabilisant que pour tous les mouvements progressistes qui placent les individus qui se "convertissent" dans une sorte de tête de pont du progrès moral global et de l'équilibre à la nature en danger.
Sans jamais poser les bonnes questions , ici, non plus :
1. Eliminer la cohabitation avec les animaux sous prétexte de cruauté ou d'exploitation, c'est à moyen terme éliminer TOUS les animaux domestiqués depuis des dizaines de milliers d'années et qui n'existent que dans ce rapport à l'humain.
Donc, plus de steak, plus de lait, plus de bovins nulle part, plus d'élevages et des hectares de civilisation et de pratiques éliminés.
Idem pour les chevaux, les volailles, les chiens etc; qui n'existent qu'en tant qu'ils sont nos partenaires de toujours.
2. L'idée de cruauté, liée à l'abattage demande aussi à être évoquée de plus près : en quoi, (de toute façon sans troupeaux plus d'abattage ) lorsque les conditions, et c'est absolument le seul champ de bataille rationnel : condition d'existence. conditions de transport. condition d'abattage, sont respectées ( élimination totale des fermes usines, des souffrances inouies de l'élevage industriel)
En quoi, donc, une mort par abattage serait-elle plus "cruelle" qu'une mort de vieillesse ou de maladie, mis à part que là, c'est l'homme qui agit. ( Sachant que l'euthanasie des animaux domestiques ET des humains semble une pratique évidente sans être évoquée comme cruelle ?)
3. Plus d'"exploitation", plus de poules ? Plus de canards ? plus d'animaux domestiques dont l'existence elle-même EST et n'EST QUE d'être domestiques.
4. Il est pourtant évident, que cette gigantesque campagne, comme toujours ( cf vaccins) hautement moralisante, même hors de l'aspect de l'apport de protéines, du coût écologique des divers substituts et du fait que l'Humain EST omnivore depuis toujours, réduite à son aspect progressiste, c'est à dire à son impact puritain sur les esprits faibles, est la préparation du terrain mental pour les effets de la 4ième révolution programmée et apparemment accompagnée avec excitation et radicalisme par ...
5. On note d'ailleurs à quel point il a été fait peu contre les horreurs des conditions d'élevage industriel et contre les décisions d'abattage actuel immonde des bovins et des volailles sur le territoire français.
6. L'attitude commune maintenant est le fait de pointer les éleveurs, ( tous) et les consommateurs de viande (viandars) comme des rebus d'un autre âge, ce qui, dans le contexte de l'Esprit du temps qui sacrifie toute analyse aux courants de l'Esprit de mode, amène les rétrécis à tout considérer comme des "causes" sans se rendre compte que ce sont des fils tirés ailleurs pour un projet les concernant où ils n'ont rien à faire ou à dire sur eux-mêmes ,sauf à s'offusquer.
7. On a une fois de plus le spectacle sous les yeux d'une génération qui RENIE ses racines, son histoire en proclamant, comme dans toute idéologie totalitaire, que son abord de la réalité est révolutionnaire et situé sur le bon côté du progrès : c'est une négation de l'humain comme uniquement fruit de la transmission et des parcours innombrables effectués par ses ancêtres dont les vies sont réduites par ce mouvement à n'être que des erreurs par rapport à la vérité.
On pense quand même que les Hommes du glaciaire, ou les éleveurs de Yacks ou chasseurs du cercle polaire ont ouvert la voie de leur propre existence à ceux qui oublient au nom d'un néopuritanisme ultra féminisé et " sensible" que sans leur capacité d'adaptation, car c'est uniquement de cela dont il s'agit, ils ne sauraient nous pomper l'air avec leur miévrerie imbécile et leur incontinence émotionnelle et prosélyte sur les réseaux et les médias d'état. 
 8. Et, pour clôre, ici, alors que sur ce thème il aurait été nécessaire d'évoquer les divers rapports de l'homme à la nature, la nature elle-même du concept de nature, le rapport à la tragédie structurelle de l'existence humaine et à son rapport à la conscience et au bien et au mal, on va finir par une question pragmatique : nous nous interdisons de "consommer" de la viande, donc nous ne tuons plus les bêtes qui nous la fournissent. Qu'en faisons-nous ? Dans quel but ? Les " sanctuaires" très en vogue supposés récupérer les animaux échappés sont tout à fait généreux, mais peut-on imaginer toutes les bêtes domestiquées livrées à une sorte de survie sans sens ?
Donc, on vient à bout pour leur bien de toutes ces existences, leur déniant la possibilité de vivre leur propre vie en voulant la leur sauver au nom de notre propre rédemption. Car être abattu pour être mangé, en quoi serait-ce autre chose au regard de la mort, qui est au fond ce qui turlupine tout le siècle, que n'importe quelle autre mort, d'animaux sauvages ou d'humains ?EG

11.11.2025

Une équipe de surveillance par wagon.

 Une équipe de surveillance par wagon.

Après tout, si l'espoir est la nourriture des faibles, les perspectives d'un "grand changement" remettant, au sens propre et figuré, "l'église au centre du village" pourrait faire miroiter des jours meilleurs à l'horizon de nouvelles élections, propulsant, enfin, diront certains, le RN, encore vierge de véritable responsabilité gouvernementale au devant de la scène "patriotique" au grand soulagement d'un grand nombre de Français...
On peut, on doit rêver..
Ne serait-ce que, une fois n'est pas coutume, pour devoir tomber de nos chaises, de nos étagères, de nos illusions obstinées et de notre absence de sens critique, et constater au bout d'un certain temps d'exercice du pouvoir, que rien, au fond, de ce qui semblait le plus important n'a changé.
Avec donc, dans ce désespoir, dans cette sensation d'impasse, une sorte d'amertume, de colère et aussi de volonté d'"en finir" qui pourrait faire très mal, à tous ou presque.
Car, aussi bien au niveau du programme que des capacités d'analyse de la situation générale et de l'état d'esprit de nos concitoyens, il est évident que des "mesures" contre la délinquance, contre l'immigration illégale seront comme un coup de couteau dans l'eau d'un climat qui dépasse de beaucoup les simples tentatives de législation, dispensées d' "en-haut", par des personnalités politiques qui n'ont, en fait, jamais sondé les contextes sociaux, politiques et évidemment économiques qu'à travers les divers bréviaires offerts par leur parti.
Prenons un exemple : la délinquance, thème oh combien cher à tous, donné en pâture comme os à ronger, phénomène de société bien réel, créant à tort ou à raison, une sorte de sentiment d'inquiétude permanent. Donc une solution : la répression. Crac.
Des places en prison, des prisons, une justice plus rapide et plus punitive. Le tour est joué, l'affaire est réglée.
C'est évidemment un mirage qui miroite devant les yeux d'un électorat qui croit, au sens quasiment religieux du terme, au lien immédiat de la cause et de son effet comme des manifestations désincrustées de leur contexte.
Mais.
Les passages à l'acte délictueux ne tombent pas "du ciel", ils sont simplement les manifestations, palpables, si l'on peut dire, d'un type de relation intrasociale majoritairement délabré, d'une déchirure de ce que les psychosociologues ont cru bon de nommer "le lien social", signant ainsi l'arrêt de mort de ce qui est la nature même du tissage relationnel dans tout type de collectivité-communauté (ici, dit à l'anglosaxonne) : quelque chose, un truc qui s'établit "de soi-même," appuyé sans y penser sur un climat relationnel préexistant qui implique des codes, des usages, des manifestations de la civilité, c'est à dire tout ce qui permet à n'importe quel groupe de vivre ensemble sans (trop) se bouffer la rate, sans avoir à sans cesse resituer l'autre et sans se confronter jour après jour à une sensation d'étrangèreté.
Ce que nous traversons depuis plusieurs années est une sorte de guerre civile froide, avec des moments d'échauffement, qui s'exprime dans tous les moments d'interaction, en particulier dans les environnement urbains et péri-urbains mais tendant à se répandre comme HABITUS un peu partout.
On peut évidemment imaginer qu'une bonne dose de répression, ou le sempiternel recours au rétablissement de la peine de mort, avec derrière ces deux "projets", l'idée qu'on puisse en finir une fois pour toutes avec les méfaits, feront tout le travail et suffiront.
C'est d'une naïveté surprenante : tous les harcèlements, scolaires, médiatiques, toutes les injures, les provocations, tous les harcèlements et la violence verbale à l'égard des filles et femmes, tous les regards qui tuent, toutes les insultes comme (unique ?) mode relationnel peuvent-ils être réprimés ?
Et comment ?
Le simple spectacle du niveau de violence verbal dans l'hémicycle ou sur les plateaux devrait servir de révélateur au fait que, dans un monde où, c'est fait, tous sont devenus ennemis de tous, race, sexe, origine, religion ou simple fait d'exister et tout le tremblement, inclus, des places de prisons ne pourront jamais servir d'apaisement ou de nettoyage à cette sorte d'herpès interactif généralisé.
Le rôle du politique n'est que dans le maintien "ensemble" d'individus aux intérêts, aux besoins, aux attentes et aux croyances différents voire opposés.
Le rôle du politique, contrairement à ce qui s'applique de déification de "la différence" est de créer des soubassements à toute relation qui prenne en compte tout autre chose que cette différence mais parie sur un lieu à occuper commun. Sinon ? Sinon, l'autre devient immédiatement et uniquement cette différence.
Le rôle du politique est donc TOUT sauf le recours aux affects de chacun mais au contraire leur encadrement dans des attitudes de distance et de reconnaissance.
Lorsque cette sorte d'exigence à l'égard de cette force régulatrice qu'est l'institution disparait, coulent avec elle tous les codes de bienséance, et ça, aucune élection ne pourra y remédier.
N'attendez pas trop, n'attendez pas un apaisement d'un changement qui, pour contrer ce phénomène lié à l'esprit du temps ne préconise que de la "répression" sans sonder le mal être, le malaise, d'une nation où chacun est devenu pour chacun, plus ou moins, l'individu à abattre.
EG

11.05.2025

Il a gagné ! Il a gagné !!!

 

" Il a gagné ! Il a gagné" !
Ici suit une sorte de divination, de lecture de boule de cristal, de truc paranormal sur les suites de certaines élections : Il est impossible, ou au moins difficile, de considérer cette victoire hors du contexte de la violente et quasi unanime prise de position propalestinienne que les campus et les progressistes nord-américains ont embrassée avec la passion aveugle qui caractérise toutes les défenses de leurs "causes".
Difficile de ne pas voir, dans cette promotion d'un individu se définissant comme " socialiste" et "musulman", inconnu au bataillon politique il ya encore quelques mois, une sorte de duplicata, de stratégie promotionnelle, que nous avons déjà eu l'occasion d'expérimenter, en Europe.
Le soudain élan pour ce candidat, applaudi par Al Jazeera, applaudi par tous ceux qui ont voué au Hamas une sorte de culte aveugle et publié des immondes commentaires sur tout ce qui, de près ou de loin touchait l'identité juive, reste assez mystérieux en dehors de quelques soubassements d'analyse : c'est une victoire de la démarche omniprésente de construction du " Dar el Islam", opposé au Dar el kufr, le domaine de l'impiété, celui du "Grand satan" qu'est et demeure l'Amérique.
C'est le domaine de la paix contractuelle " le Dar el'ahd" de l'Islamisme politique, négociation et stratégie d'implication dans la vie politique d'individus porteurs de la mission de transformation en "Dar e Islam" de tout territoire où vivent des Musulmans.
Au vu des états d'esprit américains propres à la partie "libérale" comme ils la nomment, du pays, que nous qualifierons de "progressiste" et qui comprend tout ce qui s'oppose à ce que représente Trump sans avoir besoin de connaître ses choix politiques nationaux et internationaux : Hollywood, Côte est, Californie, radicalement, viscéralement opposés à tout ce qui évoque l'aspect mal dégrossi, retardé, barbare, de ce qui, il y a encore quelques années, avant d'être qualifié sous les coups de boutoir des manipulations d'opinion, d'Extrême droite, se nommait Conservatisme et avait hérité du qualificatif presque tendre de Good Old Party.
Les décompositions de l'esprit critique, c'est à dire des capacités à se situer "en dehors" des appartenances afin de tenter d'être un électeur éclairé et non le partenaire d'une sorte de secte, ont amené ce pays à ne concevoir chaque posture que comme une façon d'être au-dessus de la vague, ou d'être englué dans des partis-pris d'un autre âge, " out dated".
Cette attitude que nous qualifions d'Esprit de mode, ayant substitué tout rapport subjectif à la réalité et toute construction libre, plus ou moins, de ses points de vue, aux cadres prédéterminés par une vision passionnée et fortement émotionnelle de ce qui "se fait", "se dit" et qui s'est intitulé le "politiquement correct" dans un euphémisme cachant l'aspect totalitaire de ses implications sur la liberté de pensée et les recours à une simple logique face à la Doxa progressiste..
On a vu les effets de ce conditionnement lors du Covid, où était assimilés la vaccination à un acte d'intelligence scientifique, lors de la vague mortifère du mouvement trans, qui a amené la plupart des " stars" hollywoodiennes à revendiquer un ou plusieurs de leurs enfants comme "naturellement" transgenre, lors de la manipulation de masse du BLM, avec les conséquences de prédation qui s'en est suivi, où la Gentry new-yorkaise allait jusqu'à baiser les pieds des Afro-américains en leur demandant pardon.
Le dernier "trend", palestinien, cette fois, nous offrant des vociférations incompréhensibles comme à chaque manifestation en faveur des Grandes causes, et l'élection de ce maire nous amènent à faire une sorte de pari, avec, lui aussi, les conséquences de l'Esprit de mode comme perspectives : nous anticipons la conversion de nombreuses "vedettes" plus ou moins connues qui vont argumenter, comme il a été fait pour l'idéologie trans, qu'elles se sont enfin "découvertes" à travers 'l'Islam", occupant, dans ce contexte, la une de quelques publications afin de rappeler la masse à leur souvenir et surtout "d'en être".
Pour le reste, les organisateurs secrets de cette victoire, on a du mal à saisir leur projet mais on peut le comparer à ce qu'il advient de Londres ou de Paris en ce moment.
Quant aux effets sur la vie quotidienne de cette élection, on se souviendra des années 80 et on en reparlera.
Plus tard.EG

10.28.2025

Debout les Franchouillards !!!

 Debout les Franchouillards !!!

Si "nous" souhaitons envisager quelque chose comme un sursaut, échapper peut-être aussi au broyage mondialiste ou à la guerre civile, ce sera en tout premier lieu à travers un sursaut de dignité : Une considération, simple, généreuse, humble et déculpabilisée pour notre pays et son histoire, ce long et lent trajet qui, de massacres en invasions, de colonisations en Lumières, de tranchées en empires, de Révolution en Occupation, a fait de "nous" ce que "nous" sommes.
Des individus qui, quelle que soit leur trajectoire personnelle, ont hérité des siècles qui les ont précédés, des savoir-faire, des connaissances, de ce muet et lourd "patrimoine", de moeurs et de pratiques, qui est présent partout.
Il suffit d'un peu se promener en long en large et en travers sur tous ces "départements" pour qu'il vous saute aux yeux dans toute sa magnificence, qu'on l'ignore, qu'on le renie ou qu'on le brutalise à coup d'éoliennes orwelliennes.
Ce patrimoine est là, avec ses accents différents qui couvrent ce grand territoire et ses systèmes politiques qui le conditionnent , décident de son avenir et le gèrent.
Dans le chaos moral, institutionnel, culturel, économique dans lequel chacun se débat, touché, qu'il le veuille ou non, par ce qui l'entoure comme si il était enjoint à faire des heures de garde au chevet d'un grand malade, trahi quotidiennement, ignoré, réduit à l’oprobre des qualificatifs infamants, soumis aux va-et-vient des denrées consommables des identités et des idéologies de l'abberation qui lui font office d'esthétique, la vigilance et le désespoir cohabitent.

La France, et surtout sa dignité, est toujours entrain de se redresser de la honte absolue que fût l'Occupation allemande, de sa trahison collaboratrice, de tous les compromis mesquins qui, lorsqu'ils sont arrivés au grand jour, à travers, parmi d'autres, des travaux comme " Le chagrin et la pitié " ont laissé à la génération qui a suivi l'armistice, un goût étrange et le reniement qui l'accompagna de tout ce qui était, de près ou de loin "Français". 

Mise de côté, l'image d'un peuple gueulard arrogant, s'inclinant devant la "rigueur" teutonne et l'esprit d'entreprise libéral nord-américain révèle un fait troublant : les Français ne s'aiment pas, cela peut sembler surprenant à première vue mais c'est une évidence, dans une sorte de diffamation de leur capacité, de leurs savoir-faire, dans un déni permanent de la force et de la vérité siègeant dans ces territoires rendus muet par le joug centralisé de la "capitale" qui aspire depuis si longtemps toute projection d'identité nationale. 
Entrain de se débattre, englouti par la vague progressiste états-unienne, avec son passé colonial comme avec un péché mortel à trainer comme un fardeau, comme si toutes les civilisations ne s'étaient pas uniquement construites sur ce goût effréné pour l'occupation et le pillage des ressources de leurs voisins : règle de l'Histoire, rien de plus, rien de moins et pas source de culpabilisation à l'infini.
Cette auto-flagellation permanente, consciente ou non, émiettant en micro-particularités dans les moyens de la contrer toutes les "spécificités" ontologiques, les séparant, les opposant dans des confrontations sans issue : homme, femme, enfant, jeune, vieux, noir, blanc, etc...
Toute cette énergie polémique consumée pour rien, niant, dans sa combustion, à ce pays ses talents, reniant ses produits, ses créateurs, adulant la "rigueur" de la technologie allemande, les produits du Marxisme Leninisme aménagés par les Soviets ou l'avancée incontournable des USA "qui sont toujours en avance de dix ans sur nous" comme disait mon père, dans une sorte de certitude du vassal pour les dons d'ubiquité de son maître.

Déni, reniement, rejet, qui vinrent et viennent encore en quelque sorte, laver l'offense de l'humiliation en se substituant presque complètement à tout ce qui se voulait, se disait français : Ringard, franchouillard, gaulois, classe moyenne et enfoui pour la "vraie" culture par une sorte d'essence "progressiste" donc "de gauche", dans les soutes de la réaction et du conservatisme... donc dans ce qui est supposé être "la droite".
Tout y est passé : les habitudes alimentaires, les loisirs, la langue, les habitudes vestimentaires, les produits artistiques, le rapport au corps, à l'amour, à l'éducation, suivis, dans la foulée de ce conditionnement déraciné et avide de modernité, par les choix sexuels, les morales consommatrices, les idéologies : tout ce qui s'inscrivait dans un fil historique propre à cette nation, s'est vu rejeté, calomnié, rendu honteux et affublé des stigmates de la sémantique politicienne la plus simpliste.
Et, pendant que le populot, les lambdas, les qui-ne-sont-rien, les moyens, les bouseux, les prolos, continuaient, malgré tout, à mettre du beurre dans les épinards du système, oscillaient en se déchirant entre tel ou tel candidat à promouvoir à la tête de ce pays dont ils étaient bannis sans le savoir, la smala socio-politique se vendait au plus offrant, de mandat en mandat, de plus en plus éloignée, étrangère à son propre pays.
Il ne pourra JAMAIS y avoir de modification dans la distribution des cartes où ce sont toujours les mêmes qui gagnent, sans un éventrage complet de ce qui immobilise cette nation et sans une sorte de "retour au source" questionnant sans passion ce qu'elle est et surtout veut être.
Là, évidemment on attend les éternelles "fascisteries" qui sont incapables de penser les premiers soins à prodiguer comme nécessairement, urgemment, patriotiques.
Sans étiquettes, toutes usées, toutes vermoulues, sans idéalisation, sans promesses, simplement avec la question de ce que "NOUS" voulons pour nous-mêmes et pour notre avenir.
Ces grands banquets, hués par le néo-puritanisme, si ils génèrent des réactions épidermiques de rejet de la part des radicaux, c'est parce que ce qu'ils mettent en scène, sans honte, sans culpabilité, sans peur, c'est un tournant qui coupe à la fois avec les velléités d'uniformisation nord-américaines et les soubresauts d'imposition islamistes. Autrement dit les deux faces de cette hégémonie culturelle qui s'est progressivement complètement substituée aux questions que cette nation pouvait devoir se poser à elle-même.
Tout ou presque au niveau des grands flux de l'Esprit du temps se condense sur des représentations où la réalité, osons dire la nature de ce pays n'est envisagée que dans des discours et des concepts qui lui sont étrangers.
Ces fiestas "d'extrême-droite", ce qu'elles disent, c'est que le peuple, c'est à dire " les gens qui bossent", peut se reconnaître dans autre chose que des clivages insurmontables, des haines idéologisées, des causes manipulées, des mondes politiques pourris jusqu'à la moëlle, sans honte de soi, sans peur d'être dépassés.
En croyant que si il s'agit de redresser la tête, celle-ci ne peut qu'être attachée au grand corps qui la porte et que ce corps a une histoire et une langue, des idées et des envies, des esthétiques et des arts, des philosophes et des poétes, une expérience et des savoirs. Et qu'il suffit pour effectuer ce redressement, de l'écouter.EG


A la mémoire du Politique